| | Le frelon, avec son corps long de 25 à 40 mm de long, est le plus gros représentant de la famille des guêpes sociales d'Europe. Rien qu'au bruit de son vol, lourd mais rapide et précis, on détecte sa présence. La tête, la face, le thorax et la première partie de l'abdomen sont jaunes avec de fortes dominantes de rouge-orangé, le reste du corps est jaune ponctué de noir. De l'ordre des Hyménoptères, le frelon possède deux paires d'ailes, brunâtres, dépassant légèrement de l'abdomen, les antérieures plus grandes que les postérieures. Caractéristique des Hyménoptères : pendant le vol, les ailes antérieures et postérieures sont accolées par un système de gouttières et d'ancres. Avec ses puissantes mandibules jaunes bordées de noir, le frelon se nourrit d'insectes, surtout de mouches. C'est un insecte utile, prédateur de nombreux nuisibles : chenilles, papillons, mouches, guêpes, parfois aussi, mais rarement d'abeilles. On pourra le trouver suçant la sève qui s'écoule de blessures d'arbres, et, à l'automne, le frelon qui apprécie les liquides sucrés fréquentera quelques fruits bien mûrs, mais ce n'est pas là son pain quotidien. Ses larves sont très voraces, et toute la journée, en plus d'agrandir constamment les alvéoles, la rêne frelon fera d'incessant aller-retour à tuer quelques proies pour nourrir sa progéniture constamment en demande. Les plus grosses larves (photo 8) donnent de violents coups de leurs puissantes mandibules sur le carton de la cellule qui résonne. Plus les coups sont rapprochés, plus la larve est affamée et plus la reine ou les ouvrières sont sollicitées. Au début du printemps, le nid de frelon est fait de particules de bois malaxées avec de la salive. Un seul individu démarre ce nid : la reine, mère de toute la colonie de frelons à venir, composée de cent à quelques centaines d'individus. Ce nid est généralement construit dans un trou d'arbre, à l'abri du vent et de la pluie. Et comme il est de plus en plus rare de trouver ce type de niche, la reine frelon en quête d'appartement pourra choisir la protection d'une poutre, d'un toit, d'une boîte... tout espace propre à abriter la future frelonnière. Les larves du frelon mettent de 20 à 25 jours pour se développer. Seules les femelles fécondées à l'automne passeront l'hiver dans un abri, et au printemps, chacune d'entre elles, refondra, seule, une nouvelle colonie agrandie ensuite par les ouvrières. Moins abondant que la guêpe, on pourra voir le frelon (Vespa crabro) partout en Europe, d'avril à octobre, surtout en forêts, parcs mais aussi près des habitations, dans les jardins, les vieilles bâtisses... Photos 2 : 20/05/2004 : début d'observation d'une nouvelle colonie qui a due démarrer vers fin avril. Photos 3 : 22/05/2004 : c'est en haut que la reine se repose, à noter les différents stades d'évolution des larves. Photos 4: 26/05/2004 : la reine augmente la hauteur des cellules au fur et à mesure que les larves grandissent. Photo 5 : 31/05/2004 : la taille du nid augmente en hauteur, vu la courbe, l'ensemble devrait se refermer sur une porte d'entrée. Photo 6 -7: 01/06/2004 : les larves grandissent, la première arrive à son stade final de maturation, la reine pose un opercule sur l'entrée de la cellule pour que la nymphose commence. Photos 8 -9 -10: différents stades de la larve du frelon, à noter sur la photo 7 les mandibules bien visibles.  15/06/2004 - 27/11/2010 -
... et pour terminer sur le sujet, un poème de Valérie Jubainville - Le magnifique FRELON - |