Photo 1 : Triongulins de Meloïde sur fleur d’anémone Sylvie,  Anemone nemorosa.

 



 

Photo 2 : Les même triongulins, très actifs, ils tournent en rond attendant un éventuel visiteur.

 



 
  
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Photo 3 : Meloe violaceus mâle.

 

Photo  4 : Repas d’un Meloe violacé femelle : Meloe violaceus.

 

Arthropodes :

 

les coléoptères.


Meloe
          
Scarabées à huile
  • Règne : Animalia
  • Embr. : Arthropoda
  • Classe : Insecta
  • Ordre : Coleoptera
  • Famille : Meloidae
Meloe violaceus
          
Meloe violacé
          
Cantharide
          
Enfle-boeuf

Meloe proscarabaeus
         
Méloë
         
Méloé bleu-noir
           Méloé scarabée
           Méloé printanier

 

 

Photo 5 : Meloe violaceus, Meloe violacé, Cantharide, Enfle-bœuf.

Deux gros insectes Coléoptères aptères (incapables de voler) très proches, de la famille des Meloidae : Meloe proscarabaeus et Meloe violaceus, deux cousins qui fréquentent les mêmes territoires au printemps et, finalement, bien difficiles à différencier avec une totale certitude.

Les clefs d'identifications nous donnent :

- Meloe proscarabaeus Linnaeus1758 :

Tête et pronotum à grosse ponctuation, formant des groupes de points serrés dont l’intervalle entre ces points est inférieur au diamètre d’un point ;
Le plus souvent noir, parfois bleu métallique ;
De 8 à 45 mm ;
Base du pronotum peu ou pas échancrée en son milieu, pas d'impression transversale.

- Meloe violaceus Marsham1802 :

Tête et pronotum à ponctuation plus fine et plus éparse (que M. proscarabaeus), la distance entre les points très souvent égale ou supérieure au diamètre de ceux-ci ;
Le plus souvent bleu, parfois noir !
De 10 à 40 mm ;
Base du pronotum fortement échancrée en son milieu, impression transversale. (voir photo)

Bref : Meloe violaceus se distingue tout de même par un sillon transversal à la base du pronotum que n'arbore pas Meloe proscarabaeus. La ponctuation, reste une affaire de spécialistes tant la différence peut paraître subtile. Autre point d'importance, M. violaceus reste relativement nombreux alors que M. proscarabaeus se raréfie et se trouve sur quelques listes de protection des insectes. (Voir Arrêté du 22 juillet 1993 relatif à la liste des insectes protégés en région Ile-de-France : inra, opie-insecte ).
En gros, il se fait plutôt rare (du moins dans l'Est, où, pour l'instant, il m'attend toujours... )

Photo 6 : Meloe violacé : le mâle plus fin, et aux antennes  courbées-enroulées.

Sans défenses apparentes, l'insecte Méloé adulte, lorsqu'il se sent menacé, émet à plusieurs endroits du corps, généralement aux articulations, des gouttes d'un liquide jaunâtre toxique, répulsif, propre à éloigner les éventuels prédateurs.
On parle là de saignée réflexe, sang du coléoptère.
Ce sang (chez tous les Méloïdés) contient une substance très active, la cantharidine. Cette substance est généralement fabriquée par le mâle et transférée à la femelle lors de la copulation. Elle intervient dans la protection des oeufs. Dès l'Antiquité, on a attribué à cette substance des vertus aphrodisiaques, (toujours en attente de démonstration !). évitez donc de croquer l'insecte, d'autant qu'un de ses noms anciens "enfle-boeuf " viendrait du fait que les malheureux bovins qui en ingéraient par mégarde étaient pris de violences puis de gonflements, parfois mortels !

Le mâle (des deux espèces) se distingue de la femelle par un corps plus court, mais aussi par un abdomen bien moins volumineux et des antennes "enroulées" présentant un "coude".
Le régime des adultes se compose de diverses végétaux, dont la renoncule.

Triongulin de méloë

Les mœurs de cet insecte sont assez curieuses.
C'est en avril et en mai que la femelle Méloé, pour pondre, creuse un trou qu'elle ne manquera pas de reboucher après. Cette ponte se répète à trois ou quatre reprises et à quelques jours d'intervalle. Le nombre d'oeufs fournis par une seule femelle est vraiment prodigieux. A la première ponte, qui il est vrai est la plus féconde de toutes, la femelle produit plus de 4000 oeufs (M. Newport).

Quelques jours après la ponte, les larves de méloé appelées triongulin sortent en masse de terre et grimpent sur les fleurs aux alentours, en général des Composées comme le pissenlit.
Là, elles attendent le passage de leur hôte, une abeille (abeilles sauvages solitaires) venant butiner. Leur but est de se faire transporter dans une cellule pleine de miel. Elles sont munies pour cela de pattes terminées par trois grosses griffes. Arrivées dans une cellule, elles dévorent l'oeuf de l'Hyménoptère dont elles prennent la place. Le premier stade larvaire est terminé, les larves muent puis se nourrissent du miel que renferme la cellule usurpée.
Le miel épuisé, les larves muent à nouveau, abandonnent leur hôte et se nymphosent après une période de repos hivernale pour devenir l'insecte parfait : l'imago.

C'est ce mode de reproduction terriblement complexe et précaire qui explique le nombre important des oeufs pondus, rendant possible pour quelques-uns, malgré un parcours difficile, d'atteindre la maturité complète de l'insecte Meloe.

Malgré un parcours semé d'embûches, cette espèce est assez courante et on rencontrera Meloe violaceus partout en Europe sauf à l'extrême Nord, sur plaines calcaires, sols dégagés et herbeux, d'avril à juillet.

 


Second et troisième stade larvaire
de Meloe proscarabaeus.

 

23/04/04 -
31-03-2012 -

 



 

Photo 7 : Antenne caractéristique coudée au niveau du 6e et 7e article et base du pronotum avec nette impression transversale c’est un mâle Meloe violaceus.

 





 

Photo 8 : À voir ses genoux, Madame Méloé semble contrariée par la présence de ce mâle MELOE sur son dos !

 





 

Photo 9 : Couple de Meloe violaceus, la femelle Méloé est légèrement plus grande que le mâle.

 



Vidéo prise le 15/04/2012 en foret rhénane de Méloé violacé femelle en plein repas.

 

Photo et textes © Jean Yves Bernoux
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