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Le hérisson, Erinaceus europaeus.

 

 

 

Le hérisson commun.

   
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  Mammifères :les Insectivores.

 

Erinaceus europaeus L. 1758

  • Regne : Animalia
  • S/Règne : Bilateria
  • Embr. : Chordata
  • S/Embr. : Vertebrata
  • Classe : Mammalia
  • Ordre : Erinaceomorpha
  • Famille : Erinaceidae
  • Genre : Erinaceus

Le hérisson
Le hérisson commun


 

 

Le hérisson est un petit mammifère  de la famille des Erinacéidès de 25 à 30 cm de long, 15 de haut et en moyenne 1 kg en moyenne. Le corps est relativement trapu et le museau long et pointu. Le dessus du corps et les côtés sont couverts de poils très particuliers. Très épais,  rigides, résistants, pointus, longs de 2 ou 3 cm, gris vers la base, blanchâtres vers la pointe, ils méritent bien le nom de « piquants » ; C’est une véritable armure qui protège le hérisson  contre les assauts de (presque !) tous ses prédateurs potentiels. La queue, très courte, est cachée par ces mêmes piquants. Les courtes pattes ont 5 doigts munis d’ongles solides. La partie inférieure du corps, la tête ainsi que  les pattes sont recouvertes seulement de poils, gris ou brun clair, courts et drus.
En cas d’agression, le hérisson s’enroule comme une pelote en laissant bien à l’abri les parties délicates de son corps, nez, ventre, pattes et dresse tous ses piquants : une vraie boule d’épines, bien difficile à appréhender ! Devant une telle attitude, tout agresseur, à part se faire piquer, n’a pas beaucoup de recours. En réalité, le principal ennemi du hérisson reste l’homme, ses outils (tondeuse, casserole ! maintenant interdit ...) et sa voiture.

Si cette carapace d’épines est  plutôt efficace face aux prédateurs, elle reste totalement inefficace contre les rigueurs de l’hiver. De plus, le hérisson, quoique omnivore, reste essentiellement insectivore et, à la mauvaise saison,  sol gelé et insectes presque totalement absents, le hérisson a développé une méthode radicale : il construit un nid, se roule en boule et entre en léthargie. Tant que les températures restent sous la barre des 15°, il dort, que les températures remontent, il se réveille et part à la recherche de quoi se nourrir, un peu,  puis retourne à la tanière en attendant la prochaine remontée des températures. Cette hibernation permet à l’animal d’économiser les réserves de graisses accumulées durant la belle saison. Pour y parvenir, la température du corps se régule 1 degré au dessus de la température ambiante et ce jusqu’à environ 5°. Impossible, bien sûr de descendre plus bas sans risquer la congélation, à ce stade, l’organisme puise dans les réserves de graisses pour maintenir une température minimum de survie en attendant les prochains beaux jours.

Erinaceus europaeus, la tanière.

Pour sa résidence, le hérisson n’est pas trop exigeant. À la belle saison, un tas de bois, de pierres, le bas d’une haie, d’une broussaille et ainsi, passera totalement inaperçu toute la journée, plus ou moins enroulé sur lui-même. Pour les temps plus durs, à l’automne, il aménage une sorte de nid fait d’herbes sèches, de feuilles, de brindilles dans un trou du sol, ancien terrier, entre deux racines ou derrière des pierres, contre un mur, sous une haie...
Tous les soirs, juste au crépuscule, il quitte sa résidence et part en quête de nourriture. Pour ce faire, la vue ne lui est pas d’un grand secours, par contre, ouïe et odorat sont très développés. Il chemine entre la végétation le nez en l’air, les oreilles dressées, reniflant parfois bruyamment, et rien ne lui échappe.
Insectivore, mais pas que. Sur ses 36 dents, la gueule du hérisson présente 10 incisives très coupantes, 4 canines, 10 prémolaires et 12 molaires, toutes très pointues qui font penser à la lame d’une scie (spécifique aux insectivores). Globalement, le hérisson ne mastique pas mais déchiquette ses aliments, y compris la viande, si le cas se présente.
Son régime se compose de toutes sortes d’insectes, mollusques, vers, crustacés, mais aussi mulots, lézards et petits serpents, oiselets, grenouilles, crapauds et œufs de reptiles ou d’oiseaux faisant leur nid à même le sol comme cailles, faisans, perdrix ou autres. En cas de pénurie, ce régime peut se résumer à quelques végétaux ou fruits tombés au sol.

La gestation du hérisson dure de 4 à 5 semaines voire plus si une période de mauvais temps intervient obligeant la femelle à entrer en léthargie, retardant d'autant cette gestation. 2 à 6 petits hérissons de quelques centimètres naîtront, la peau recouverte de tous petits piquants blanchâtres et, bien sûr, mous. Les yeux restent clos 2 semaines. Au bout de 3 semaines les petits sortent du nid pour apprendre à rechercher leur nourriture, imitant la mère. C'est au bout de 2 mois que maman hérisson repousse ses petits, ceux-ci étant maintenant autonomes.

12/04/2015 -


 





 

Le hérisson commun

 





 

Erinaceus europaeus, Le hérisson.

 





   
Photo et textes © Jean Yves Bernoux
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